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En hâte

Date: 26. mars 2007
Author: Sr. Stefania Consoli
Category: Réflexions

Si nous nous arrêtons un instant pour écouter le rythme de la vie qui coule en nous, scandée des battements de notre coeur, nous nous apercevons qu’il est lent, calme,harmonieux. À moins que nous ne soyons pas nous mêmes à le contraindre à accélérer quand nous affrontons notre quotidien en hâte et parfois en fureur.

Notre journal - l’Echo - arrive en beau-coup de parties du monde et probablement les hommes de terre de l’Afrique ou d’autres pays lointains n’ont pas les mêmes angoisses que l’homme occidental, immergé inexorablement dans un mécanisme productif qui en continu le menace: “qui s’arrête est perdu!.”.

Mais qui lui a dit cela? Nos amis africains me permettront-ils alors de parler à qui se réveille le matin, l’esprit déjà envahi par les choses à régler… et s’endort le soir épuisé, en se disant: “ai-je tout fait?”, au lieu de se demander: “Ce qui était important, l’ai-je bien vécu? Est-ce que je l’ai accompli de façon à garder en moi la paix?.”

Nous courons pour nous garantir la sérénité, souvent en la construisant de manière artificielle, et nous ne nous apercevons pas que parfois elle nous fuit lorsque nous aurions eu l’occasion d’en savourer le goût. Nous exécutons nos devoirs mécaniquement et il nous semble ne rien avoir conclu. Il serait peut-être bon alors de s’arrêter un peu pour réfléchir à ce que nous devons changer. Pour le découvrir, il nous convient encore une fois de contempler Marie. Oui, d’accord, son temps n’était pas notre temps convulsif et de plus en plus exigeant: le temps du “tout, et-tout-de-suite”, du “utiliseet-jette”, du “gratter-et-gagner”…La Palestine d’il y a 2000 ans n’était pas mesurée par le compteur kilométrique des voitures; sur les routes le piétinement des sabots était l’unique bruit. Nous ne voulons donc pas nous comparer avec ce que faisait Marie, mais comme Elle le faisait.

Ainsi nous dit St Luc, la Vierge «atteignit en hâte» la maison d’Elisabeth (cf. Lc 1,39). Mais sa hâte était de nature tout à fait différente. Elle signifiait en effet: ‘prompte intérieurement à suivre la volonté de Dieu’; prête à laisser ses propres affaires pour visiter l’autre; disposée à renoncer au bonheur personnel de sa nouvelle grossesse pour le partager avec la lointaine parente. Marie atteignit en hâte la ville de Judas, puis une fois arrivée vécut les banales choses du quotidien, immergée dans la vie de ce Dieu qu’Elle portait déjà dans son sein. Gestes simples qui assumaient un air royal parce que faits avec soin, attention et dévouement. Sans notre dispersion habituelle. Si en toute chose, même la plus banale en apparence (comme de monter ou descendre les escaliers!) nous donnons le mieux de nous mêmes en pensant à ce que nous sommes en train de faire, nous découvririons un monde qui, habituellement, nous fuit, la merveille de choses parfaitement créées et harmonieusement connexes, à commencer par notre corps capable de s’exprimer de manière prodigieuse. Nous admirerions le génie humain qui sait transformer si bien en profit et beau les objets les plus élémentaires. Nous nous apercevrions que tout est don pour nous, depuis l’eau quand nous nous lavons le visage au matin, jusqu’aux couvertures que “nous tirons sur nous” pour protéger le sommeil de la nuit. Alors naîtra en nous un sentiment constant de gratitude qui dilatera notre souffle jusqu’à le calmer. En tout l’être se fera paix.

Et puis, si nous ne réussissons pas à faire tout ce qui devrions parce que le monde nous dépasse et continue sa course malgré nous? La réponse est là : Il suffit de confier à Dieu au début de chaque nouveau jour, nos programmes et nos travaux. Il nous aidera à comprendre l’essentiel. Ce sera à l’Esprit Saint de sélectionner en nous l’urgent de l’inutile, en nous faisant connaître le moyen de l’affronter et en nous donnant la force pour le réaliser. S’évanouira l’énervement produit par la hâte et se lèvera en nous la joie, parce que nous jouirions de chaque instant dans sa plénitude sans multiplier les gaspillages de vie précieuse.

Adsumus: Nous voici

Nous sommes devant toi, ô Esprit-Saint : nous sentons le poids de nos faiblesses, mais nous sommes tous réunis en ton nom; viens à nous, assiste-nous, descends dans nos coeurs: enseigne-nous ce que nous devons faire, montre-nous la route à suivre, accomplis toi-même ce que tu nous demandes. Sois seul à suggérer et guider nos décisions, parce que toi seul, avec Dieu Père et avec son Fils as un nom saint et glorieux. Ne permets pas que soit blessée par nous la justice toi qui aimes l’ordre et la paix; ne nous fais pas mal gérer l’ignorance, ne nous rends pas partiale la sympathie humaine, que ne nous influencent pas les charges ou les personnes ; tiens-nous serrés contre toi par le don de ta grâce parce que nous sommes une seule chose en toi et qu’en rien nous ne nous détournions de la vérité ; fais que, réunis en ton saint nom, nous sachions adapter bonté et fermeté ensemble, afin de tout faire en harmonie avec toi, dans l’attente que par le fidèle accomplissement du devoir nous soient données à l’avenir les récompenses éternelles. Amen

S. Isidore de Séville

 

Source: Echo of Mary ( www.ecodimaria.net ^ )

 


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